[Maroquinerie] Le sac à dos Downton

Hello à tous et toutes, j’espère que vous allez bien et que la vague de froid qui nous touche actuellement ne vous impacte pas trop. Pour ma part, j’ai pris froid lors d’une après-midi en famille, et pourtant j’étais bien couverte. Mais ça va, rien de bien méchant.

Rentrons dans le vif du sujet : j’ai enfin terminé le sac à dos sur lequel je travaillais, donc je vous présente le Downton. Ou plutôt son prototype car c’est là la première mouture en cuir et il y aura assurément des améliorations à lui apporter. En tous cas côté technique de maroquinerie. Mon fils le teste actuellement, et à priori, à part la petite poche de devant, il n’y aura pas trop de changements à lui apporter.

Pour la petite histoire, je devais faire ce sac depuis un peu plus d’un an déjà. Mon fils avait flashé sur un sac de grande marque, mais bien sûr hors de notre budget. Quoi de mieux que d’avoir une maman maroquinière pour lui passer commande ? J’ai accepté en lui expliquant quand même que ça ne serait pas la copie du sac en question, mais que j’allais m’en inspirer et faire mon propre gabarit et y ajouter ma patte. Et bien sûr, lui faire son sac sur mesure, sachant qu’il fera partie de ma collection de sac à proposer à la personnalisation dans ma future boutique.

Depuis bien un an donc, j’avais fait le gabarit, et je l’avais même testé en tissu déjà. Il était prévu que mon fils ait son sac pour Noel 2020… Hum. Voilà, voilà lol. Bon en gros, je n’avais pas le cuir qui convenait pour son sac, et j’ai beaucoup, beaucoup tardé à me le procurer. Nous avons fini par nous rendre chez Adapta pour choisir son cuir et nous avons bien fait car, nous y avons pris aussi bien le cuir extérieur que celui pour la doublure. Parfait. Sauf que c’était en décembre 2021… Oui, oui, encore du retard pour confectionner ce sac.

A vrai dire, je crois bien qu’il fallait que ce sac sorte dans la douleur. Rien n’a été simple dans sa confection. Il m’a demandé plus de réflexion que prévu, rien à voir avec la facilité que j’ai eu à le monter en tissu-test tout moche. Pour être honnête, j’ai réalisé que c’était la première fois que j’utilisais la technique du piqué-retourné simple (sans le jonc, ou en couture « un passepoil »). Du coup, je me suis posé plein de questions sur le montage, et pour la doublure, est-ce qu’il me fallait la coudre avec coutures franches, donc apparentes, ou pas, mais comment j’allais retourner le sac ensuite si je faisais le tout en piqué-retourné. Sachant que le cuir extérieur est un cuir de vachette à tannage végétal, donc assez rigide. Autant vous dire que retourner le sac une fois cousu, pour le mettre à l’endroit, a été une horreur.

Dernier coup de grâce, j’ai voulu tenter la couture machine, avec mon antique 29K71 de cordonnier. La cata! J’ai du découdre l’ensemble pour tout recoudre à la main, comme j’avais l’habitude de le faire. En fait, il me manque une table amovible sur la machine, afin d’assembler plus facilement les parties plates des sacs. Le canon est vraiment fait pour les chaussures, il est donc plus fin qu’une machine à coudre pour la maroquinerie, donc la couture de larges parties de sac n’est pas aisée. Malgré le guide que j’ai installé, il est difficile de coudre droit. Sans compter le fil de canette qui se termine très vite, bref, imaginez les trous que ça m’a fait dans le cuir, que j’ai du masquer au mieux .

Donc d’intenses réflexions, de la frustration, de longues séances de couture main, et je l’avoue, pas mal de procrastination par moment car ce sac me faisait peur. Peur de ne pas y arriver, de décevoir mon fils, et de gâcher trop de matière. Car oui, je n’ai pas un budget extensible. Et le gaspillage, pour quoique ce soit, est quand même dommage. Même si ça fait partie du jeu lors du prototypage.

J’ai donc mis un bon mois pour confectionner ce prototype, mais ça m’a bien servi pour tester de nouvelles techniques, et je sais désormais comment procéder pour ce type de montage. Bien des déboires sur ce premier jet pour parfaire ce sac à dos, et pouvoir le proposer à la vente d’ici la fin de l’année. Un sac donneur de leçons en somme.

Passons à la partie Bla-Bla :

Pourquoi j’ai appelé ce sac à dos, le Downton ? Pour ceux et celles qui me suivent depuis un moment, et pour les nouveaux/nouvelles, vous savez, ou apprenez, que je suis sérievore. Je ne peux plus me légumer des après-midis entières devant la TV à dévorer des séries, donc je me les mets en fond pendant que je travaille. Et donc, ceux/celles qui connaissent cette série, auront compris quelle série m’a accompagnée pendant la confection de ce sac à dos : Downton Abbey. Je l’ai commencée depuis peu, mais pour tout vous dire, j’ai passé toute la saison 2 à faire le sac. Il m’a donc paru évident de nommer ce sac après cette série. Et puis, même si l’orthographe n’est pas la même, j’ai aussi associé le sac au mot « downtown », soit centre-ville, pour le côté pratique et ambivalent du sac : porté dans le dos lors des ballades, mais porté devant lorsqu’on arrive en centre-ville bondé, à la merci des pickpockets par exemple.

Ma série du moment : je n’ai pas terminé Downton Abbey mais je fais une pause. En revanche, chaque vendredi, je me délecte de la série sur Apple TV + Les derniers jours de Ptolemy Grey. Déjà parce que j’adore l’acteur Samuel L. Jackson, également producteur de la série, et ensuite parce qu’il traite d »un sujet grave et important : les troubles de démence qui dévorent la mémoire. On voit comment le personnage principal s’en sort pour résoudre plusieurs énigmes, c’est touchant et parfois drôle avec quelques situations cocasses. J’ai eu peur de m’ennuyer en découvrant cette série, mais vous l’avez compris, chaque épisode est captivant.

Mon Me, Myself and I moment : j’ai un peu délaissé la méditation quotidienne depuis le début de l’année. En fait, je pratique la méditation sous une autre forme : en marchant. Au départ, je devais aller marcher pour raisons de santé depuis fin 2021. Je n’ai pas trop respecté cela par flemme et avec le froid qui s’était installé. En février, je me suis lancée le défi de sortir au moins une fois par jour, une vingtaine de minutes. J’écoutais un livre audio ou un court podcast pour m’accompagner et m’encourager. Au bout de 3 semaines, j’y avais pris goût, c’était mon moment, ma bouffée d’oxygène littérale. Qu’il pleuve ou qu’il vente, je sortais quand même marcher un peu. J’ai donc décidé de me challenger un peu plus, ajouter un peu de remise en forme à ma routine. Ca tombait bien, Decathlon m’avait emailé les nouveautés de son appli decathlon coach. J’y ai trouvé divers programmes, entre autre marcher 20 mn, puis 30 mn, puis 45 mn. J’ai donc enchainé par les 30 mn, puis les 45 mn quotidiennes. Programmes désormais terminés, depuis quelques semaines, je m’essaie désormais à la marche sportive. Ca me plait bien.

Je termine sur cette note sportive, sinon, vous me connaissez, je peux continuer encore longtemps tellement je suis pipelette. Vous qui me lisez, je vous souhaite une belle journée, après midi ou soirée, et je vous dis, à bientôt pour le prochain article.

Publié par delphineco

Maman en reconversion professionnelle, et donc entre 2 métiers. D'un naturel optimiste, bavarde mais en même temps timide, j'aime profiter de la vie et utiliser mon esprit créatif pour voir le bon côté des choses. Comme le dit Snoopy, "on ne meurt qu'une fois, on vit tous les jours" :)

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