[Maroquinerie] Le sac à dos Downton

Hello à tous et toutes, j’espère que vous allez bien et que la vague de froid qui nous touche actuellement ne vous impacte pas trop. Pour ma part, j’ai pris froid lors d’une après-midi en famille, et pourtant j’étais bien couverte. Mais ça va, rien de bien méchant.

Rentrons dans le vif du sujet : j’ai enfin terminé le sac à dos sur lequel je travaillais, donc je vous présente le Downton. Ou plutôt son prototype car c’est là la première mouture en cuir et il y aura assurément des améliorations à lui apporter. En tous cas côté technique de maroquinerie. Mon fils le teste actuellement, et à priori, à part la petite poche de devant, il n’y aura pas trop de changements à lui apporter.

Pour la petite histoire, je devais faire ce sac depuis un peu plus d’un an déjà. Mon fils avait flashé sur un sac de grande marque, mais bien sûr hors de notre budget. Quoi de mieux que d’avoir une maman maroquinière pour lui passer commande ? J’ai accepté en lui expliquant quand même que ça ne serait pas la copie du sac en question, mais que j’allais m’en inspirer et faire mon propre gabarit et y ajouter ma patte. Et bien sûr, lui faire son sac sur mesure, sachant qu’il fera partie de ma collection de sac à proposer à la personnalisation dans ma future boutique.

Depuis bien un an donc, j’avais fait le gabarit, et je l’avais même testé en tissu déjà. Il était prévu que mon fils ait son sac pour Noel 2020… Hum. Voilà, voilà lol. Bon en gros, je n’avais pas le cuir qui convenait pour son sac, et j’ai beaucoup, beaucoup tardé à me le procurer. Nous avons fini par nous rendre chez Adapta pour choisir son cuir et nous avons bien fait car, nous y avons pris aussi bien le cuir extérieur que celui pour la doublure. Parfait. Sauf que c’était en décembre 2021… Oui, oui, encore du retard pour confectionner ce sac.

A vrai dire, je crois bien qu’il fallait que ce sac sorte dans la douleur. Rien n’a été simple dans sa confection. Il m’a demandé plus de réflexion que prévu, rien à voir avec la facilité que j’ai eu à le monter en tissu-test tout moche. Pour être honnête, j’ai réalisé que c’était la première fois que j’utilisais la technique du piqué-retourné simple (sans le jonc, ou en couture « un passepoil »). Du coup, je me suis posé plein de questions sur le montage, et pour la doublure, est-ce qu’il me fallait la coudre avec coutures franches, donc apparentes, ou pas, mais comment j’allais retourner le sac ensuite si je faisais le tout en piqué-retourné. Sachant que le cuir extérieur est un cuir de vachette à tannage végétal, donc assez rigide. Autant vous dire que retourner le sac une fois cousu, pour le mettre à l’endroit, a été une horreur.

Dernier coup de grâce, j’ai voulu tenter la couture machine, avec mon antique 29K71 de cordonnier. La cata! J’ai du découdre l’ensemble pour tout recoudre à la main, comme j’avais l’habitude de le faire. En fait, il me manque une table amovible sur la machine, afin d’assembler plus facilement les parties plates des sacs. Le canon est vraiment fait pour les chaussures, il est donc plus fin qu’une machine à coudre pour la maroquinerie, donc la couture de larges parties de sac n’est pas aisée. Malgré le guide que j’ai installé, il est difficile de coudre droit. Sans compter le fil de canette qui se termine très vite, bref, imaginez les trous que ça m’a fait dans le cuir, que j’ai du masquer au mieux .

Donc d’intenses réflexions, de la frustration, de longues séances de couture main, et je l’avoue, pas mal de procrastination par moment car ce sac me faisait peur. Peur de ne pas y arriver, de décevoir mon fils, et de gâcher trop de matière. Car oui, je n’ai pas un budget extensible. Et le gaspillage, pour quoique ce soit, est quand même dommage. Même si ça fait partie du jeu lors du prototypage.

J’ai donc mis un bon mois pour confectionner ce prototype, mais ça m’a bien servi pour tester de nouvelles techniques, et je sais désormais comment procéder pour ce type de montage. Bien des déboires sur ce premier jet pour parfaire ce sac à dos, et pouvoir le proposer à la vente d’ici la fin de l’année. Un sac donneur de leçons en somme.

Passons à la partie Bla-Bla :

Pourquoi j’ai appelé ce sac à dos, le Downton ? Pour ceux et celles qui me suivent depuis un moment, et pour les nouveaux/nouvelles, vous savez, ou apprenez, que je suis sérievore. Je ne peux plus me légumer des après-midis entières devant la TV à dévorer des séries, donc je me les mets en fond pendant que je travaille. Et donc, ceux/celles qui connaissent cette série, auront compris quelle série m’a accompagnée pendant la confection de ce sac à dos : Downton Abbey. Je l’ai commencée depuis peu, mais pour tout vous dire, j’ai passé toute la saison 2 à faire le sac. Il m’a donc paru évident de nommer ce sac après cette série. Et puis, même si l’orthographe n’est pas la même, j’ai aussi associé le sac au mot « downtown », soit centre-ville, pour le côté pratique et ambivalent du sac : porté dans le dos lors des ballades, mais porté devant lorsqu’on arrive en centre-ville bondé, à la merci des pickpockets par exemple.

Ma série du moment : je n’ai pas terminé Downton Abbey mais je fais une pause. En revanche, chaque vendredi, je me délecte de la série sur Apple TV + Les derniers jours de Ptolemy Grey. Déjà parce que j’adore l’acteur Samuel L. Jackson, également producteur de la série, et ensuite parce qu’il traite d »un sujet grave et important : les troubles de démence qui dévorent la mémoire. On voit comment le personnage principal s’en sort pour résoudre plusieurs énigmes, c’est touchant et parfois drôle avec quelques situations cocasses. J’ai eu peur de m’ennuyer en découvrant cette série, mais vous l’avez compris, chaque épisode est captivant.

Mon Me, Myself and I moment : j’ai un peu délaissé la méditation quotidienne depuis le début de l’année. En fait, je pratique la méditation sous une autre forme : en marchant. Au départ, je devais aller marcher pour raisons de santé depuis fin 2021. Je n’ai pas trop respecté cela par flemme et avec le froid qui s’était installé. En février, je me suis lancée le défi de sortir au moins une fois par jour, une vingtaine de minutes. J’écoutais un livre audio ou un court podcast pour m’accompagner et m’encourager. Au bout de 3 semaines, j’y avais pris goût, c’était mon moment, ma bouffée d’oxygène littérale. Qu’il pleuve ou qu’il vente, je sortais quand même marcher un peu. J’ai donc décidé de me challenger un peu plus, ajouter un peu de remise en forme à ma routine. Ca tombait bien, Decathlon m’avait emailé les nouveautés de son appli decathlon coach. J’y ai trouvé divers programmes, entre autre marcher 20 mn, puis 30 mn, puis 45 mn. J’ai donc enchainé par les 30 mn, puis les 45 mn quotidiennes. Programmes désormais terminés, depuis quelques semaines, je m’essaie désormais à la marche sportive. Ca me plait bien.

Je termine sur cette note sportive, sinon, vous me connaissez, je peux continuer encore longtemps tellement je suis pipelette. Vous qui me lisez, je vous souhaite une belle journée, après midi ou soirée, et je vous dis, à bientôt pour le prochain article.

[Couture] Le format A0

C’est la nouvelle tendance en couture : faire imprimer ses planches de patrons pdf en format A0. J’ai donc testé cela récemment et voici ce que j’en retire.

Patron Pantalon et Jupe Morella

Premier test avec le patron du pantalon Morella de Pauline et Alice. Le format A0 était déjà fourni à l’achat, j’avais donc le choix entre imprimer moi-même le patron en format A4 et assembler chaque feuille, ou trouver de quoi imprimer en format A0. J’avais une flémingite aigue prononcée donc j’ai cherché comment faire imprimer en format A0. J’ai trouvé plusieurs imprimeurs dans ma ville, je les ai donc contactés par email. Un seul m’a répondu et j’ai donc fait affaire avec lui (La flémingite étant très aigue, je n’avais pas envie de rappeler les 2 autres imprimeurs etc).

Ca a été très simple : j’avais déjà vu ses tarifs sur son site, je lui ai juste demandé comment procéder. Il m’a demandé de lui envoyer les fichiers par mail, et il m’informerait de la disponibilité de mes impressions. Bien sûr, il m’a demandé si je voulais un traitement, un pliage et un packaging. J’ai pris les options basiques donc aucuns frais de plus à ma facture.

Lorsque les impressions étaient disponibles, je suis allée directement les chercher chez l’imprimeur. Il découvrait ce genre d’impression, autrement dit, l’impression de patrons de couture. Donc il m’a questionnée sur mes projets, et je lui ai expliqué qu’en effet je me remettais à la couture, mais que d’imprimer des feuilles A4 à assembler ensuite me rebutais, blablabla, et voilà comment je suis arrivée dans son imprimerie.

Comme je disais, des 3 imprimeurs de ma ville que j’ai contacté, c’est le seul qui m’a répondue, et il a été très réactif à chaque fois, malgré la charge de travail conséquente qu’il avait à ce moment. J’ai beaucoup aimé ce contact, et donc pour une impression en noir et blanc basique d’un patron déjà fourni en A0, je sais que je repasserai par lui. Même pour le côté pro, je pense qu’il y aura de quoi faire avec lui car il propose un large choix de divers produits liés à l’impression.

Ma deuxième expérience est avec Sophie de Impressions Plans Techniques à Wissous (91). Elle propose d’assembler ses patrons fournis en A4 pour nous les imprimer en format A0. Le graal!!!

J’avais profité des soldes pour m’acheter quelques patrons en format PDF, dont un manteau et une cape chez Burda. Mais lorsque j’ai vu qu’il y avait 57 pages pour le manteau, 33 pages pour la cape, je me suis dit que c’était le moment de tester ce service. De ce que je sais, c’est la seule imprimerie en France, à proposer ce service à ce jour.

Tout est bien expliqué sur le site d’IPT donc je ne vais pas vous re-écrire tout le procédé. J’ai tout fait par email, j’ai fait ma première demande de devis le 4 février, et j’ai reçu mes patrons le 15 février. Entre temps, il y a eu l’échange d’email pour accuser réception de ma demande et des mises en garde sur la possibilité ou pas de procéder à ma demande, y compris le temps plus long de traitement, puis le 11 février, j’ai eu le retour de Sophie avec le devis. J’ai donc accepté et confirmé le devis, puis j’ai reçu le mail comme quoi ma commande était prête, puis un deuxième mail avec la facture à payer, en parallèle je recevais mes patrons chez moi. Donc même si Sophie explique dans ses mises en garde, que le délai de traitement pour cette demande est plus long que ces autres tâches, je trouve que c’est assez rapide.

Qu’en est-il du prix de revient du patron maintenant ?

Pour l’impression directe en A0 par mon imprimeur, une page en noir et blanc coûte 9€ TTC à imprimer, j’en avais 2, donc 18 euros à lui régler. Le patron m’a coûté 8 euros, sachant qu’il y a le patron du pantalon, plus celui de la jupe. J’ai donc envie de dire que le patron du pantalon m’est revenu à 4 euros si on veut chipoter. Soit achat + impression : 22 euros. Ca revient évidement plus cher de le faire imprimer que d’imprimer moi même et d’assembler mes feuilles A4 (grosso modo, en faisant des comptes d’apothicaire, entre 0,25 euros et 0,50 euros de feuilles A4, après il faut ajouter l’encre, là, je ne saurai dire le coût de revient, sans oublier le scotch…), mais c’est tellement plus rapide et mieux fait que je ne vois pas l’intérêt de s’en priver quand c’est possible, sauf une question de budget bien entendu.

Pour l’assemblage des patrons A4 en A0 avec l’impression, j’ai envoyé 3 patrons qui comportaient respectivement 57 pages, 33 pages, et 15 pages. Je les ai eu aux prix de 6,99€, 5,99€ et 6,99€. Le travail de IPT m’a couté 34,61 euros pour les 3 patrons (tous les prix sont détaillés sur le site d’IPT si vous voulez comprendre ce prix). Soit un total de 54,58 euros de l’achat des patrons à l’impression (sans les frais de port). Et donc, en moyenne, 18,19 euros de coût de revient par patron. Donc encore une fois, c’est un coût c’est sûr, mais je ne vous cache pas que je suis ravie de me retrouver avec ca :

Mes 3 patrons assemblés et imprimés par IPT

plutôt que d’avoir à assembler 57 pages A4 moi-même par exemple.

Je finirai en disant que c’est forcément plus intéressant d’utiliser l’impression A0 avec les patrons gratuits, le coût revient au prix d’un patron acheté au final. Le bémol, c’est comme le précise Sophie dans les FAQ de son site IPT , ou dans les mises en garde par email, les patrons ne sont pas tous « assemblables », certains ne sont pas de bonne qualité ou à l’echelle. Mais dans le cas où le patron est assemblable, je vous dis : foncez. Et bien sûr pour économiser sur les frais de port, lancez l’assemblage + impression de plusieurs patrons en même temps, comme je l’ai fait avec cette première commande.

Bon, maintenant, yapluka coudre 😉 je pense faire prochainement la cape pour la mi-saison qui approche, le manteau attendra l’automne-hiver prochain. Sinon, je partirai sur mes coutures de printemps-été et probablement d’autres impressions à lancer :D.

Et vous, avez vous testé l’impression des patrons A0? En êtes vous satisfait(e)s? Quel imprimeur avez vous utilisé ? Dites moi tout dans les commentaires, ça peut aussi servir à d’autres personnes.

Parlons Couture, la suite

Coucou les amis, je termine mon blabla commencé la semaine dernière à propos de la couture. J’étais restée sur la question : pourquoi coudre mes propres vêtements, si je ne personnalise pas plus que ça, si je n’ajuste pas le patron à ma morphologie, si je ne hacke pas non plus ? Où est mon plaisir à coudre finalement? 

Dans un premier temps, rien que de me coudre mes propres vêtements, je pense qu’ils sont uniques. Je ne pense pas rencontrer quelqu’un avec le même vêtement que moi dans le même tissu par exemple. Bien sûr comme beaucoup, j’ai acheté des tissus chez Bennytex ou les Coupons de St Pierre, mais j’en ai aussi acheté beaucoup sur mon marché, ou dans les pays que j’ai visité. C’est sûr que ça m’est moins arrivé ces 2 dernières années malheureusement 😦 Mais la probabilité de trouver une autre couturière avec le même vêtement que j’aurai cousu, dans le même tissu, est vraiment très faible.

Ensuite, la couture est aussi un loisir pour moi, un super passe-temps, et même si je ne personnalise pas, j’aime apprendre les diverses techniques pour me coudre des vêtements aux belles finitions. Avec les années, j’ai acquis un peu d’expérience et des techniques et j’avoue que ça me plait de mettre ça en pratique. Je suis fière de moi quand je vois le beau rendu malgré mes non prises de tête. Donc je peux dire que la couture me détends aussi. Tout comme, elle peut être l’objet de partage et belles discussions avec d’autres passionné(e)s, tant sur les réseaux sociaux que dans la vraie vie.

Pour finir, je ne couds pas pour faire des économies à proprement parler, mais plutôt dans un un but éthique et écologique. Les prix des tissus ont comme tout, pas mal augmenté, et la couture demande à investir un peu au départ (ne serait-ce que dans une machine à coudre par exemple), puis dans quelques éléments de consommation au fil du temps. Parfois, tous les éléments mis bout à bout (l’achat du patron, le fil, le tissu etc), un vêtement peut nous revenir vraiment moins cher que le même dans le commerce, mais, à mon sens, c’est fini l’époque où on cousait pour faire des économies.

En fait, tout dépend du type de garde robe qu’on veut se constituer. Si on a envie de vêtements haut-de-gammes mais qu’il nous est impossible de se les procurer dans le commerce au vue des prix, oui, la couture est une belle alternative. Pour ma part, je n’achète plus trop de vêtements car je préférerais m’en procurer qui soient produits en France, durables, et donc conçus de façon éco-responsables. Mon budget ne me le permet pas pour le moment. Alors je couds ce que je peux. Déjà, j’essaie d’écouler mon stock de tissus, ensuite, si je dois en acheter, j’essaie de me procurer des tissus eco-responsables. C’est un poil plus cher que les tissus standards, mais je respecte ainsi mes valeurs, les humains et la Terre. La fast-fashion est un véritable fléau humain et écologique, aussi j’essaie au maximum de ne pas y contribuer.

D’ailleurs, en plus de la couture, je commence à regarder ce qu’il y a en friperie et ça me tente aussi de plus en plus. Selon les friperies, on peut trouver de belles pièces vintages, mais là, c’est pareil, pour l’instant je dois me constituer le budget adéquat pour acquérir celles qui me plaisent, même si elles sont largement moins chères que les pièces neuves. 

Article de Paris pêle-mêle

Voilà mes réflexions sur le pourquoi coudre aujourd’hui. Ce n’est que mon avis, mon point de vue avec mon propre cadre de références. Si vous avez d’autres axes de réflexions sur le sujet, écrivez les moi en commentaires, je me ferai un plaisir de vous lire et d’échanger avec vous. En attendant de vous lire, puis mon prochain post, je vous souhaite de joyeux moments parmi vos êtres chers. A bientôt

Parlons Couture

Hello les amis. Vous savez quoi? J’ai cousu! En – fin! Vous me direz que je couds casi tout le temps en maroquinerie, mais là je parle de couture de vêtements, coudre du tissu. Pour moi 🙂

Ma dernière couture date de novembre et encore, ça a été un fiasco, une déception, alors que j’étais motivée et surtout que je me suis décidée à coudre les vêtements que je porte. Pas trop le budget pour m’en acheter, pas envie d’aller faire du shopping, ce n’est vraiment pas mon truc, et en ces temps de covid, pas non plus envie de passer mon temps dans les magasins. Je pourrais commander en ligne, mais j’ai besoin d’essayer avant d’acheter, et pas envie de devoir renvoyer, repasser la commande pour éventuellement échanger etc, bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas mon truc.

Je suis donc partie pour coudre ma garde-robe. Sauf que j’ai manqué de temps, et de motivation, ou, parlons franchement, d’organisation. D’ailleurs, dans mon article précédent je vous parlais de cette fameuse organisation, et il n’y a pas photo : quand on s’y attelle et qu’on suit son programme, et qu’on se laisse un minimum de souplesse, ben ça fonctionne, on avance tranquillement dans ses projets. J’ai donc pu coudre grâce à cela.

Bon, revenons à nos moutons. J’ai donc cousu un manteau. Le fameux I Am Artémis de chez I am Patterns. C’est un patron sorti il y a au moins 5 ans, mais que je trouve intemporel, en plus de sa simplicité. Il existe en PDF sur le site d’I am patterns (je vous ai mis le lien plus haut), mais aussi dans le livre Dressing Idéal de la marque. De base, il n’est pas doublé, mais il existe une extension gratuite à télécharger pour doubler la version veste. Ah oui, Artémis existe en veste, trench ou manteau long. J’ai choisi de me coudre la version trench, j’avais peur que le manteau soit trop long pour mon mètre 63. Et j’avoue être contente de la longueur choisie.

J’ai coupé la taille 46, selon mes mensurations et ce qui correspondait au tableau des mesures du patron (dans le commerce je fais plutôt un 42), mais c’est finalement trop grand. Ca donne un effet oversize qui ne tombe pas super bien je trouve. Pas grave, je suis bien dedans, et comme il n’est pas doublé, je peux mettre une gros gilet, une veste-doudoune fine, ou un blouson en cuir comme je l’ai fait sur les photos. Comme je l’ai dit plus haut, ce patron est vraiment très simple, mais j’avoue qu’au départ je ne le comprenais pas. Je suis très visuelle, et en général, je comprends à quoi correspond chaque pièce de patron sur le vêtement. Mais le devant séparé en 2, une partie haute et une partie basse, m’a d’abord laissée dubitative. Même en regardant les explications j’avais vraiment du mal à comprendre. Puis je me suis bêtement laissée guidée une fois le tissu coupé, et la lumière s’est faite. J’ai même trouvé cela ingénieux et finalement, très simple. Je me répète, mais ce patron est tellement simple à réaliser que les 6 heures annoncées pour faire son manteau ne sont pas irréelles. Bon, si on retire les galères d’aiguilles qui cassent parce qu’on a pas mis celle qui correspond à l’épaisseur du tissu à coudre, puis les galères de surjeteuse à renfiler, coupe du tissu inclus, on ne dépasse pas les 6h, et je pense que maintenant que j’ai compris ce patron, 4-5 heures devraient suffire. Parce que oui, je vais m’en refaire un dans ce patron, mais cette fois ci, à ma taille, et doublé.

Ah oui, je suppose que ça a été corrigé, sur ma version livre, il y avait la pièce « bas de manche » à raccorder au dos , et ça n’était pas mentionné du tout dans les explications. D’ailleurs cette pièce n’apparaissait pas dans le plan de coupe. Juste sur les planches patron à recopier. Bon, rien d’insurmontable heureusement, et puis en voulant assembler les devants et le dos, on se rend bien compte que les manches ne sont pas à la même longueurs. Donc au cas où, bien penser à les accorder aux manches du dos, avant d’assembler dos et devants.

Pour les détails de ma version, j’ai choisi un vieux lainage récupéré dans le stock de ma défunte maman. Il était dans un sachet des tissus Reines, donc je suppose qu’il vient de là. Il doit avoir au moins 20 ans, donc pas la peine de le chercher en boutique ou demander la référence. Il ne s’effiloche pas trop, et n’est pas trop épais, donc ca a été agréable à coudre. J’avais un peu peur de la sensation car je le trouvais un peu rêche, mais vue qu’il ne touche pas ma peau directement, ça va. Il est un poil translucide quand on regarde bien, pour vous dire à quel point il n’est pas super épais. Malgré tout, il tient chaud. Je l’ai testé pour ma p’tite marche quotidienne, par 8-9°C, avec mon petit blouson en cuir dessous, et c’était impeccable. Lors de mon premier essayage je trouvais que les poches étaient un peu hautes, mais au final, pour marcher les mains dans les poches, c’était très bien.

Les couturières aguerries verront que certains raccords des carreaux ou lignes ne sont pas exacts. C’est vrai, et j’avoue que je ne m’en suis pas trop occupée. Je couds pour me constituer ma garde-robe, sans me mettre de pression. Il faut savoir qu’en maroquinerie je suis très exigeante avec moi-même, je me laisse très peu de marge d’erreur. Alors à côté de ça, je lache du lest, je veux que la couture reste un loisir. C’est aussi pour cela que je ne vais pas m’amuser à reprendre, ajuster, hacker etc un patron. Je veux pouvoir me laisser guider tranquillement sans trop réfléchir comme je le fais déjà en maroquinerie. Vous le savez, je fais de la maroquinerie de A à Z, du dessin au produit fini, et donc je dois prototyper pas mal mes produits avant d’obtenir le résultat voulu. Je n’ai pas envie de ça avec la couture. Et c’est donc aussi pour cela que je pars sur des patrons simples, sans trop de fioritures, faciles à faire en 2 jours max. Je ne dis pas que je ne ferai pas des vêtements plus élaborés un jour, mais ce seront, je pense, des exceptions, pour des occasions particulières, ou alors parce que j’ai plus que flashé sur le modèle présenté.

Alors pourquoi coudre si ce n’est pas pour au moins personnaliser mes vêtements ? Je vous en parlerai dans un autre post, parce que celui là va finir en roman si je me lance sur le sujet.

Je conclus avec mon premier manteau cousu, pas parfait, mais quand même bien fini. Les raccords ne sont pas tous impecc, mais pour un premier manteau, porté dans un style plutôt casual, ça le fait bien. Il me protège par temps pas trop glacial. Je suis donc satisfaite. A suivre pour la prochaine version.

En attendant, prenez soin de vous et profitez quand même des p’tits plaisirs de la vie.

Une nouvelle année

Hello les amis, j’espère que vous allez bien et que 2022 a bien commencé, malgré les dernières mesures liées à la crise sanitaire. J’espère que ce foutu virus sera enfin derrière nous au cours de cette année. Voilà pour la p’tite note d’espoir de début d’année, passons à la suite.

J’imagine que comme moi vous avez plein de projets, dans la continuité de ce que vous avez entamé en 2021, ou des nouveaux projets bien sûr. Pour ma part, je vais continuer mon processus de création d’entreprise artisanale. Pour cela, j’ai encore besoin d’ajustements et de m’organiser.

A ce propos, je voulais vous faire un post spécial en fin d’année, au sujet d’organisation et des objectifs pour la nouvelle année. Bon, vous le constatez, il n’y a pas de posts depuis quelques mois. Et pourtant je n’ai pas chômé, donc il y avait de quoi papoter. On va dire justement, j’étais trop occupée pour me poser devant l’ordinateur et écrire. Et j’ai pris un peu de vacances pour passer les fêtes de fin d’année avec ma famille.

Je vais donc me rattraper aujourd’hui, même si on a déjà bien entamé le mois de Janvier. Comme je pense qu’on a toujours besoin de s’organiser, je pense qu’il n’est pas trop tard. Donc de mon côté, on a ce plan succinct pour commencer :

  • Côté Business : créer mon entreprise artisanale et bien sûr la développer pour en vivre décemment d’ici la fin de l’année
  • Côté Finances : continuer d’épargner et augmenter les investissements. Pour cela, je vous renvoie vers le blog ou la page Instagram de Mon Budget Bento. Je vous recommande d’acheter son livre pour mettre en place ce bento financier, vous sortir des dettes et épargner au max. Même si vos finances sont déjà bien, vous aurez là une autre vision de la gestion de budget et ça ne pourra que vous apporter du positif. Ca a été mon cas et mon épargne n’a fait qu’augmenter, tout en me permettant de dégager plus d’argent de poche pour les loisirs, et de pouvoir pallier aux imprévus. Vraiment pas mal, je dirais même Top!
  • Côté Perso : self care love. Depuis 2020 je ne me ménage pas et même si j’en ai fais les frais tant mentalement que physiquement, je me suis, malgré tout, très peu écoutée. Donc cette année, je pense à moi au maximum, je me refais une santé.

A partir de ces objectifs, j’organise mon année : je découpe par trimestres, puis par mois, par semaines, et enfin jour par jour. Pour avoir plus de détails sur ce type d’organisation, vous pouvez vous référer à la méthode de 90 jours de Stan Leloup, elle est très pointue. Sauf qu’il ouvre cette formation en ligne à certaines périodes, et le dernier lancement s’est terminé en décembre. Sinon, vous pouvez vous aider de vidéos Youtube comme celles-ci :

Il y a plein d’autres vidéos que je pourrais vous lister ici, mais ca serait bien long, et redondant. Vous avez compris le principe je pense : La base reste la même, à savoir fixer ses objectifs pour l’année pour arriver à s’organiser au quotidien. Ca peut déjà vous donner des axes de départ pour organiser votre année. A partir de là, vous pourrez organiser votre quotidien, en prenant 45 mn-1 h chaque début de semaine pour faire le point sur la semaine passée, et planifier la semaine à venir, puis en fonction de cela, vos journées. N’oubliez pas de penser à des moments de pauses, pour votre bien-être, mais aussi pour les imprévus.

Ca demande donc d’être réaliste dans sa planification et donc de ne pas prévoir plus que ce qu’on peut réellement faire. Pensez aussi qu’il y aura des jours ou des moments où vous n’aurez rien envie de faire, pas de motivation, c’est normal, nous sommes humains et pas des robots. Alors ces jours là, prenez une pause, écoutez vous. Quoiqu’il en soit, votre organisation ne sera pas en péril si vous prenez ces moments pour vous. Tout simplement parce que votre objectif a de la valeur pour vous et que vous ferez tout pour y arriver, tout en vous préservant. C’est juste un report dans votre planning.

Voilà les amis, pour ce premier post de l’année. J’espère qu’il vous aidera si besoin, et sinon, que vous avez avez trouvé des astuces supplémentaires.

Merci de m’avoir lus.es jusqu’au bout, passez une belle journée ou soirée selon le moment de votre lecture, et à bientôt.

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